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Rupture de stock de médicaments : comment les appréhender ?

Après la pénurie de Lévothyrox, un médicament intervenant dans le traitement des maladies thyroïdiennes, c’est aujourd’hui 45 médicaments qui sont aujourd’hui menacés de rupture de stock. Parmi eux, il y a des traitements contre le cancer, l’hypertension, des antibiotiques… Cette situation risque donc de ne pas être anodine pour les malades.

Les ruptures de stock de médicaments sont dues à des perturbations sur la chaîne de fabrication (mouvements sociaux, évènements climatiques…), à la demande croissante de traitements à travers le monde, aux mouvements de marché (production à bas prix, spéculation, etc.). S’il est difficile pour les pharmaciens de révolutionner l’industrie pharmaceutique mondiale, ils doivent néanmoins faire face au quotidien aux demandes des patients. La plupart du temps, s’ils ne peuvent commander le médicament, ils téléphonent à d’autres officines pour trouver la boite prescrite. « Soit on appelle un autre hôpital, soit on appelle une autre pharmacie si les grossistes n'ont plus d'un médicament. On passe un temps fou dans notre travail à régler la gestion des ruptures d'approvisionnement. », explique Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre des pharmaciens. Malheureusement, quand le médicament n’est plus disponible nulle-part, d’autres solutions doivent être trouvées. Pour le Lévothyrox, son équivalent italien avait été commercialisé dans les pharmacies françaises. On est loin d’une réponse durable !

C’est ainsi qu’un système informatique, permettant d’alerter les laboratoires et l’Ansm quand un médicament n’est plus disponible, pourrait être mis en place dans les pharmacies. Celui-ci permettrait de mieux aborder les ruptures de stock et ainsi de prévenir les pénuries de médicaments.