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Accouchement : vers une alternative à la péridurale

La péridurale est une technique d’anesthésie locale utilisée au cours de l’accouchement par voie basse et parfois au cours de la césarienne. Elle est considérée comme un véritable progrès, permettant aux femmes d’accoucher sans douleur. Toutefois, elle a aussi ses détracteurs. Les instruments utilisés, notamment la (très) longue aiguille, la rendent impressionnante et font craindre des complications, pourtant rares. En outre, les défenseurs de l’accouchement naturel lui reprochent de ne pas permettre à la mère de vivre pleinement son accouchement et surtout de na pas sentir son bébé venir au monde. La compilation de 26 études réalisées sur 3 000 femmes définit une alternative à la péridurale. Il s’agit du gaz analgésique, dont les prises s’effectuent à partir d’un masque inhalateur. Le gaz utilisé peut être de deux natures. Le gaz halogéné, c’est le plus efficace, doit être délivré par un médecin anesthésiste. Le protoxyde d’azote, quant à lui, peut être délivré par la sage-femme ou par la patiente elle-même. Il est alors nécessaire de réaliser un chronométrage précis des contractions, pour savoir à quel moment prendre une inspiration. Pour que la dose soit efficace, elle doit en effet être inhalée 30 secondes avant chaque contraction. C’est une contrainte mais elle pourrait soulager, du moins en début de travail, des femmes souhaitant éviter le recours à la péridurale. Cette technique d’anesthésie n’est cependant utilisée aujourd’hui qu’en cas de contre-indication pour la péridurale ou en cas d’urgence. Accoucher sans péridurale avec une prise en charge de la douleur ? Quelles que soient les avancées de la science et les moyens choisis, c’est un projet de naissance qui se prépare avec la sage-femme.